Presse
Romantisches Erlebnis
11. April 2009
Veröffentlicht in der gedruckten Ausgabe der Badischen Zeitung.
WALDKIRCH. Es ist schon fast eine Tradition, dass am Palmsonntag das erste Orgelkonzert des Jahres in St. Margarethen stattfindet. Diesmal war an der Walcker-Orgel eine erst 22-jährige, aus Russland stammende Organistin zu hören, die zu großen Hoffnungen berechtigt. Daria Burlak konzertierte mit einem Programm, das Werke der deutschen und französischen Romantik und Spätromantik umfasste. Darunter waren neben "freien" auch Orgelkompositionen mit direktem Bezug zur Passions- und Osterzeit.
Am Anfang standen die "Vier Skizzen" von Robert Schumann, eher eine Rarität im Orgelrepertoire, von Daria Burlak stilsicher, zupackend und mit rhythmischer Präzision gestaltet. Sehr dicht sind die beiden Choralvorspiele über "Herzlich tut mich verlangen" von Johannes Brahms gehalten, von denen das zweite reizvoll eine bewegte Oberstimme mit der Choralmelodie im Bass kombiniert.
Für einen ersten Höhepunkt sorgte die junge Organistin mit der Sonate III von Felix Mendelssohn-Bartholdy, deren beide Sätze ausgesprochen ungleichgewichtig sind. Daria Burlak spielte die mitreißenden, vollgriffigen Rahmenpartien des ersten Satzes mit dem erforderlichen Schwung und bewältigte mit Bravour die Temposteigerungen im fugierten Mittelteil, dem als Cantus firmus der Choral "Aus tiefer Not schrei ich zu Dir" einkomponiert ist. Der angehängt wirkende zweite Satz kam dann mit der gebotenen Empfindsamkeit daher.
César Francks "Prelude, Fugue et Variation" ist ein ausgesprochen dankbares Werk. Auf das Präludium mit der schön ausschwingenden Oberstimme folgt eine gut durchhörbare Fuge, bevor dann das einleitende Thema mit einem frei fließenden Kontrapunkt versehen wird. Die Organistin interpretierte alle drei Teile mit dem nötigen Sinn für melodische Gestaltung und sorgte so für ein echt romantisches Klangerlebnis.
Bei Charles Tournemires Improvisation über die Ostersequenz "Victimae paschali laudes" gelang ihr dann eine überzeugende Interpretation des mit technischen Schwierigkeiten (Läufe, Akkordballungen) gespickten, ausdrucksstarken Werks voller Osterjubel. Eher zurückgenommen dann ein Präludium und Fuge von Marcel Dupré, dessen musikalische Valeurs die Organistin gut ausspielte. Nach diesem überzeugenden Programm war eine Zugabe fällig: Daria Burlak bot Mendelssohns Präludium in d-moll, das wie für die Waldkircher Walcker-Orgel geschrieben ist.
Ulrich Ruh
Délices des orgues
Festival d'art sacré. La jeune organiste russe Daria Burlak a séduit son public jeudi soir à la cathédrale
JOURNAL SUD-OUESTSamedi 27 octobre 2007
Edition de DAX (LANDES)
"Le bonheur est dans la musique", dit Daria Burlak, quand elle joue sur les grandes orgues de la cathédrale de Dax.
La jeune Russe de 21 ans qui a obtenu à Paris, en septembre, le deuxième prix d'interprétation et le prix du jeune soliste, était jeudi soir au clavier des orgues de la cathédrale pour le traditionnel récital.
Daria a pour premier capitaine de soirée Nicolas de Grigny. Elle donne à son Offertoire une lumineuse clarté, empreinte de générosité et de don de soi, dans l'envolée de souples volutes et de subtiles harmonies.
Jean-Sébastien Bach tient ensuite compagnie aux festivaliers avec sa Sonate en trio en ré mineur. Son entrée enjouée possède des aigus plus légers que des bulles de champagne. Son largo est plein de retenue pour laisser vagabonder la pensée. Et son final, joliment articulé et ciselé, s'enrichit d'effets mélodieux et heureux.
Mystère de la grâce. Vous avez dit heureux? Voici Félix Mendelssohn. Daria Burlak interprète son prélude et fugue à la manière d'une invitation à la joie partagée, avec des longs traits de bienvenue et un au revoir chaleureux et sincère.
La musicienne de Vladivostok ouvre le Livre du Saint-Sacrement d'Olivier Messiaen. Dans ses pages, les couleurs se juxtaposent et les énergies s'opposent. Les savants dosages, les changements abrupts de registres, l'ampleur et l'intensité des lignes sonores créent le mystère de la grâce qui réjouit les cœurs en leur apportant la paix. Les plus précieuses émotions de la veillée sont au rendez-vous des partitions de César Franck, Maurice Duruflé et Marcel Dupré, jouées par Daria Burlak avec une merveilleuse sensibilité.
Solidement charpenté, le Choral n°3 de César est un long cheminement poétique et spirituel, en forme de méditation, vers la découverte de la vérité.
Soigné à l'extrême, le "Scherzo" de Maurice, aussi doux que la caresse du souffle divin, régénère les âmes.
Et les envolées lyriques du Prélude et fugue en sol mineur de Marcel, gonflées d'une ornamentation somptueuse, forment le tourbillon d'une spirale qui élève la foi dans l'exaltante jubilation de l'orgue aux cinquante jeux.
: Michel Décla






